Du cola bien de chez nous!

Publié le par Thomas Chennevière

De nos jours, le marché du cola est submergé par le géant Coca-Cola, mais plusieurs colas notamment régionaux tentent belle est bien d'intégrer le marché.
Du cola corse au breton en passant par l'auvergnat, chaque région de France semble avoir produit son propre cola.

Voici un petit tour d'horizon à l'heure du lancement du dernier né, l'Auvergnat Cola.

    Sur le marché, les cola régionaux représentent uniquement 1% des ventes, indique le magazine professionnel "Rayon Boissons". Coca-Cola garde la main mise en s'octroyant 95% du marché devant Pepsi avec seulement 2% sur le marché français.

    Dès lors, comment séduire les consommateurs avec un cola alternatif?

    En France, les colas alternatifs sont avant tout locaux et c'est dans des régions à forte identité culturelle comme la Bretagne, la Corse et l'Alsace qu'ils remportent le plus grand succès.

    Pour Yves Darnaud, créateur du Fada Cola de Marseille, « peu importe le goût, le succès des colas régionaux est essentiellement dû à la volonté de consommer différemment.

    Pour Jean-Claude Delforge, fondateur de la marque Chti"la Cola, tous les colas alternatifs ont un point commun. « Ils ont l'avantage d'être développés par une entreprise déjà présente sur le marché de la boisson. Les nouveaux produits s'implantent facilement car le réseau de distribution est déjà en place ».

    L'autre point fort de ces colas est leur prix. En GMS, ils se vendent entre 75 centimes et un euro le litre et ne manque pas d'utiliser cet argument pour rivaliser avec le leader Coca-Cola.

    Le pionnier des colas régionaux n'est autre que le Breizh Cola dont quelques articles lui sont dédiés dans notre blog. Lancé par la brasserie "Lancelot", 500 000 bouteilles de 33cl ont été vendues durant l'année de lancement, en 2002, et plus d'un millions l'année suivante. Corsica Cola à suivit à peu près la même trajectoire. En 2003, la brasserie corse Pietra reprend l'idée de fabriquer son propre cola. L'année du lancement, un millions de bouteilles se sont écoulées, un immense succès l'été de la canicule. Le Fada Cola de Marseilles, crée lui aussi par des marchands de bières, a vendu 100 000 bouteilles soit une progression de 26% par rapport à l'année précédente. En Alsace, c'est une PME spécialisée en eau et limonade qui commercialise l'Elsass Col. En 2004, elle s'était donné pour objectif de vendre 300 000 bouteilles annuelles, objectifs largement dépassé puisque la première année, un millions de bouteilles ont été vendues et depuis les chiffres sont en hausse. L'entreprise détient 7 à 10% de parts de marché en Alsace et réalise un chiffre d'affaires de 500 000 euros en 2008.


    Mais dans l'histoires des colas régionaux, on ne trouve pas que des histoires positives, par exemple, l'aventure du cola du Nord est moins heureuses. En effet, le Chti'la Cola s'est retrouvé interdit de vente suite à une décision de justice. Malgré cela, Jean-Claude Delforge a lancé en 2008, après cinq mois d'interruptions le Ch'nord Cola, mais la reprise est plutôt difficile avec 6 000 bouteilles écoulées par mois. Même déboires pour le Royal Cola, le cola des Vosges, vendue entre 1999 et 2006


Philippe Bailly raconte sa mésaventure :

    « Deux de mes sous-traitants n'étaient pas fiables :  un de mes embouteilleurs a brûlé et comme il n'était pas assuré, j'ai perdu 100 000 euros. Et lors du lancement des bouteilles en plastique, elles étaient mal soufflées, 80 000 ont dû être retirées du marché. » L'entrepreneur a cessé sa production alors qu'il vendait un million de bouteilles par an.

    Pas de chance non plus pour le soda équitable Beuk Cola (« beuk » signifie « rot » en breton). La coopérative qui commercialisait ce cola breton, à base de sucre roux du Costa-Rica, a déposé le bilan fin 2008, alors même que le Beuk Cola se vendait très bien. Evan Reizh, distributeur de boissons équitables en Bretagne a repris le produit :
    « Il est toujours commercialisé dans plusieurs bars du Finistère et du Morbihan. Il y a beaucoup de demandes des festivals, pour cet été, on espère qu'on pourra les approvisionner mais on manque de moyens. »

Dernière possibilité :  fabriquer son propre cola, avec l'Open Cola, le cola libre, dont la recette est proposée sur Internet.

Dans tout les cas, qu'il est difficile de se faire connaître et d'exister avec une pression aussi pesante sur le marché des deux géants américains que sont Coca-Cola et Pepsi.

Source : www.rue89.com
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Publié dans Marché du cola

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G
<br /> faites attention aux fautes d'orthographe!<br /> Belle ET bien, et non pas belle EST bien!!!!!<br /> <br /> <br />
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