Coca Cola ne connaît pas la crise

Comment expliquer que la marque leader sur le marché des boissons gazeuse souffre moins que les autres de la crise économique et financière actuelle?
La grosse entreprise ne connaît pas la crise... et les chiffres le prouvent. Coca Cola a dégagé l'an dernier 5,8 milliards de dollars de profits. Ce qui, toutefois, correspond à une baisse de 3% par rapport à l'année dernière, infime donc. Même si la baisse s'est accélérée au dernier trimestre (-18%) la firme à continuer à grignoter des parts de marché en valeur (11%), tandis qu'en volume, la progression est de 5%.
Coca Cola n'a donc pas de raison de faire grise mine comparé à son concurrent direct, PepsiCo dont le bénéfice à dégringolé de 43% à la même période.
Ce qui explique ces chiffres positif pour la marque d'Atlanta est l'exploitation des marchés des pays émergents : + 29% en Chine (notamment grâce au J.O. de Pékin où la marque était partenaire); + 28% en Inde et aussi une croissance à deux chiffres en Europe de l'Est.
Ceci pourrait ressembler à une situation anormale lorsque l'on constate que Coca Cola fait des bénéfice alors que le marché des boissons sans alcool chute de 6% dans le même temps.
Coca Cola n'a donc pas de raison de faire grise mine comparé à son concurrent direct, PepsiCo dont le bénéfice à dégringolé de 43% à la même période.
Ce qui explique ces chiffres positif pour la marque d'Atlanta est l'exploitation des marchés des pays émergents : + 29% en Chine (notamment grâce au J.O. de Pékin où la marque était partenaire); + 28% en Inde et aussi une croissance à deux chiffres en Europe de l'Est.
Ceci pourrait ressembler à une situation anormale lorsque l'on constate que Coca Cola fait des bénéfice alors que le marché des boissons sans alcool chute de 6% dans le même temps.
Comment expliquer ces chiffres ?
Coca Cola, tout comme la chaîne de restauration Mc Donald's, est une marque refuge pour les foyers modeste. En ces temps de crise, Coca-Cola sort du lot en faisant office de dernier bastion de la consommation pour les foyers à revenus modeste. «Parce que l'alimentaire est l'un de leurs derniers petits plaisirs actuels, ils se replient sur des marques connues, telles Coca-Cola, qui les rassurent et leur renvoient une image positive, explique Raphaël Berger, responsable adjoint du département consommation au Crédoc, le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie en France. La boisson pétillante s'apparente alors à un plaisir-plancher au quotidien : supprimer le Coca au profit d'un ersatz ou de rien du tout devient un acte de paupérisation fort».
Coca Cola, tout comme la chaîne de restauration Mc Donald's, est une marque refuge pour les foyers modeste. En ces temps de crise, Coca-Cola sort du lot en faisant office de dernier bastion de la consommation pour les foyers à revenus modeste. «Parce que l'alimentaire est l'un de leurs derniers petits plaisirs actuels, ils se replient sur des marques connues, telles Coca-Cola, qui les rassurent et leur renvoient une image positive, explique Raphaël Berger, responsable adjoint du département consommation au Crédoc, le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie en France. La boisson pétillante s'apparente alors à un plaisir-plancher au quotidien : supprimer le Coca au profit d'un ersatz ou de rien du tout devient un acte de paupérisation fort».
Pour la CLCV, l'Association nationale de consommateurs et usagers, « l'alimentaire est une valeur refuge en temps de crise pour les plus bas revenus, analyse pour L'Expansion.com Charles Pernin, chargé de mission alimentation. S'offrir un Coca, c'est être encore rattaché à la société de consommation. C'est le seul "luxe" qui reste accessible quant tout le reste va mal ».
Voici une belle opportunité pour le n°1 mondial des boissons "soft" d'utiliser cet argument de l'accessibilité-prix comme argument de communication. Son directeur général Muhtar Ken s'en donne à coeur joie : «Je crois que notre modèle d'affaires mondial est relativement résistant, car nous apportons des moments de plaisir simple à nos consommateurs, plus de 1,6 milliard de fois par jour, pour quelques cents à chaque fois».
Outre son positionnement "populaire", Coca-Cola garde tout de même la tête sur les épaule et n'oublie pas qu'il lui faut en permanence jouer la carte de la séduction, même en période de crise...
Voici une belle opportunité pour le n°1 mondial des boissons "soft" d'utiliser cet argument de l'accessibilité-prix comme argument de communication. Son directeur général Muhtar Ken s'en donne à coeur joie : «Je crois que notre modèle d'affaires mondial est relativement résistant, car nous apportons des moments de plaisir simple à nos consommateurs, plus de 1,6 milliard de fois par jour, pour quelques cents à chaque fois».
Outre son positionnement "populaire", Coca-Cola garde tout de même la tête sur les épaule et n'oublie pas qu'il lui faut en permanence jouer la carte de la séduction, même en période de crise...
Souce : Les Echos
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